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Air Traffic Surveillance is changing: new technologies, complex environments, new standards, requirements. From this observation was born the concept of « Global Surveillance » providing an optimal solution with respect to customers’ needs…

 

« La surveillance aérienne évolue. Trois facteurs majeurs influencent aujourd’hui le choix des services de navigation aérienne en matière de surveillance.

D’une part, les nouvelles technologies – telles que l’ADS-B, la multilatération et le MSPSR (voir encadré) – qui visent à offrir à un coût inférieur aux technologies matures des performances identiques, voire meilleures, et permettent de couvrir des zones difficiles du globe – déserts, océans, montagnes – où un radar ne peut être installé pour des raisons opérationnelles ou économiques.

D’autre part, un environnement qui s’est beaucoup complexifié avec des phénomènes tels que l’arrivée de la 4G/5G impactant le spectre des fréquences de télécommunications, la volonté des aviations civiles de réduire la pollution radio-électrique, la cybersécurité, la détection des phénomènes météo (turbulences de sillages, zones convectives dangereuses, …), l’arrivée des avions sans pilotes (drones) etc.

Enfin, des évolutions réglementaires dans la manière dont les services de navigation aérienne doivent évaluer les performances de leurs systèmes – non plus senseur par senseur mais globalement, en sortie du système de fusion de ces données de surveillance – et dans les méthodes d’acquisition où certains fournisseurs (Etats-Unis, Angleterre) achètent un service de surveillance à un industriel.

De ce constat est né le concept de « Global Surveillance » qui consiste à proposer et fournir une solution optimale vis-à-vis des besoins – zone à surveiller, environnement, règlementation, … – et moyens – budget, infrastructures,… – au service de navigation aérienne qui envisage de faire évoluer son infrastructure de surveillance. Thales est le seul industriel maitrisant l’ensemble des technologies de surveillance et disposant d’une large base installée – 1600 stations ADS-B, 200 stations de multilatération, la capacité ADS-C sur la plupart de ses systèmes TopSky et plus de 50 systèmes de fusion TopSky – Tracking. Le Groupe bénéfice donc de toute l’expertise nécessaire pour aider les services de navigation aérienne à choisir la combinaison de senseurs la mieux adaptée, garantissant l’amélioration du niveau de performance global.

 

Le concept de « Global Surveillance » a été largement appliqué par le consortium Aquila (Thales-NATS) dans le programme Marshall de modernisation du contrôle de trafic aérien militaire du pays au travers de l’outil Argos de modélisation qui permet non seulement d’évaluer les performances des architectures candidates (plusieurs architectures peuvent répondre à des données) de surveillance multi-senseurs mais aussi d’estimer les coûts d’acquisition et d’exploitation de ces différentes architectures.

Thales travaille également beaucoup avec l’aviation civile britannique sur des combinaisons de senseurs qui permettraient de résoudre à la fois les problèmes posés par la vente éventuelle par le gouvernement britannique, à l’horizon 2020, de la gamme de fréquences utilisée par les radars primaires d’approche et l’impact des fermes d’éoliennes (« windfarms ») et de la 4G/LTE. En octobre 2013, Thales a démontré aux principaux acteurs britanniques sa capacité à mettre en œuvre une solution combinant multilatération (WAM), radar passif (MSPR) et système de surveillance coopératif (ADS-B), reliée à un système TopSky – ATC et couvrant une partie de l’espace terminal de Londres. »